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de-quoi-la-palestine-est-elle-le-nom-alain-greshAlain GRESH

De quoi la Palestine est-elle le nom ?

 

Pourquoi la Palestine suscite-t-elle de si furieuses polémiques ? Pourquoi ce conflit autour d’un territoire qui a perdu son importance stratégique et qui ne contient pas une goutte de pétrole, soulève-t-il des passions si dévastatrices ? La Palestine est-elle le nom d’un nouvel antisémitisme qui n’ose dire son nom ? Alain Gresh, directeur-adjoint du Monde diplomatique, spécialiste du Proche-Orient et animateur du blog Nouvelles d’Orient, poursuit dans De quoi la Palestine est-elle le nom ?, sa réflexion sur le conflit israélo-arabe...

Si la Palestine est devenue une cause universelle, c’est d’abord parce qu’elle se situe sur la ligne de faille entre le Nord et le Sud, entre l’Orient et l’Occident, à un moment où l’on assiste à un basculement du pouvoir mondial : l’affirmation de la Chine, de l’Inde, du Brésil, de l’Afrique du Sud marque la fin de deux siècles de domination occidentale. Ce bouleversement n’est pas seulement économique, politique ou militaire, il touche aussi à l’histoire et à son interprétation : l’Occident a perdu sa force et le monopole du récit alors que les vaincus d’hier ont gagné en puissance et pris la plume. Longtemps, l’histoire de la Palestine s’est limitée à celle, tourmentée, du peuple juif aspirant, après deux mille ans d’exil, à retrouver une patrie. Pour les autochtones, en revanche, elle se résume à une spoliation. Ce livre veut remettre la Palestine dans le contexte de cette mutation de la scène internationale. Tout en rappelant le lien entre ce territoire et la question juive, il cherche à modifier radicalement notre perspective sur le conflit, changement indispensable si l’on veut, demain, aboutir à une solution. Un livre brillant, à la fois historique et politique, parle de blessures, de mémoires qui s’entrechoquent, de carrefour de civilisation, mais également des œillères de nombres d’intellectuels quand il s’agit de le mettre en perspective.
Karthala, 2010, 216 pages, 17,5 euros

 

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